« Lorsque deux corps affectés, en un certain lieu, à un certain moment,
par la même forme-de-vie viennent à se rencontrer, ils font l’expérience
d’un pacte objectif, antérieur à toute décision. Cette expérience est
l’expérience de la communauté. [...] Il n’y a de communauté que dans
des rapports singuliers. Il n’y a jamais la communauté, il y a de la
communauté, qui circule. [...] La rencontre d’un corps affecté par la
même forme de vie que moi, la communauté, me met en contact avec
ma propre puissance. »
« La commune, c’est ce qui se passe quand des êtres se trouvent,
s’entendent et décident de cheminer ensemble. La commune, c’est
peut-être ce qui se décide au moment où il serait d’usage de se
séparer. C’est la joie de la rencontre qui survit à son étouffement de
rigueur. C’est ce qui fait qu’on se dit "nous", et que c’est un événement.
[...] Une commune se forme chaque fois que quelques-un, affranchis
de la camisole individuelle, se prennent à ne compter que sur eux-
mêmes et à mesurer leur force à la réalité. [...] L’exigence de la
commune, c’est de libérer le plus de temps possible. »
Des "êtres", c’est-à-dire des formes de vide -mêmeté mathématique du
vide de tout étant- s’excèdent en formes de vies. Des êtres se trouvent : leurs formes de vide finissent, via l’altération de leur répétition, par faire collisionner des formes de vies. Répétition altérante (touchante) des êtres en corps, de l’organisation du vide en désorganisation de la vie. Formes de vies qui, corporées, s’entendent : elles deviennent des présences vivantes à coup
d’événement -fractures du chaos-. Les êtres qui viennent en corps se donnent le vide en formes et le déforment en danses, métamorphoses du corps présentifié vivant, par le vivace surgissant et la décision agissante. Rencontres de présences vivantes. Prises de contact avec leurs puissances. Libérations .
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